concession de prades et Nièigles : l'exploitation jusqu'en 1880

 Exploitation de la première concession

 Plusieurs travaux ont été effectués dans cette concession en particulier dans la région où sera implanté plus tard le puits Chalmeton et entre St Cirgues et Jaujac.

 Exploitation de la seconde concession

 L'exploitation de cette concession sera pratiquement continue de 1805 à 1965.

 Exploitation 1805-1927

 L'exploitation, d'abord concentrée au quartier de La Chastagnière sur la rive droite de l'Ardèche (quartier du puits Chalmeton près de la gare), se déplace progressivement vers l'ouest de la concession (puits Taillade puis puits Armand). En 1845, le siège principal de l'exploitation (travers-banc) est porté à La Charbonnière dans les Vallats de Rivier et de Béraud. On y installe un manège puis une machine à vapeur.  La mine de la Charbonnière est détruite par un incendie en 1855. En 1855  est foncé le puits Armand (ou puits Central) de 100 m de profondeur, qui sera approfondi à 200 m en 1874. On y transfert la machine à vapeur, le gîte de la Chastanière étant également repris.

 Au début des années 1860, l'extraction est très faible, presque nulle en 1862. La raison en est selon, l'ingénieur des mines, les dissentiments entre les concessionnaires. Le coût du transport jusqu'à l'arrivée du chemin de fer grève le prix du charbon. L'administration intervient pour une reprise des  travaux.


Année

tonnage

1858

6.523 t

1859

4.229 t

1860

2.862 t

1861

2.741 t

1862

#

1863

2.707 t

1864

3.187 t

 En 1875, on creuse les puits Chalmeton (172 m) et Armand ; les travaux sont concentrés dans les parties hautes de l'exploitation pour arriver à une production de 5 à 6.000 tonnes par an.  En effet la construction de la ligne de chemin de fer de Vogué à Aubenas avec prolongement jusqu'à Prades, devrait permettre un développement de la mine.

 La région limitrophe entre les concessions de Jaujac et Prades et Nièigles a fait l'objet d'un contentieux dans les années 1876. En l'absence de bornage précis, en effet, l'exploitation de Prades ont largement empiété sur celle de Jaujac. L'affaire est tranchée par un arrêt du Conseil d'Etat du 19 juin 1878 et les concessions sont bornées. La limite est de la concession de Jaujac est définie par la route de Largentière à Jaujac et la limite ouest de la concession de Prades et Nièigles par le raccourci du Rieusset qui coupe par l'est les lacets de la dite route.

 En 1877, les puits ne sont pas encore en exploitation et on poursuit l'exploitation de la couche supérieure par la galerie de la Chastagnière et la galerie Crouzonne.

 

 

 

 

Tonnage

Ouvriers fond

Ouvriers jour

Effectifs totaux

1874

5722

 

 

135

1875

6.750

 

 

149

1876

8.852

 

 

137

1879

7.053

 

 

 

1880

2.661

 

 

 

1882

7.329

 

 

 

1883

13.261

 

 

 

1885

27.626

127

110

237

1886

29.766

 

 

 

1887

21.278

 

 

 

1888

24.358

120

60

180

1889

28.798

 

 

 

1890

32.460

 

 

 

1891

36.355

202

110

312

1892

30.790

165

90

255

1893

28.373

 

 

 

1894

32.235

137

79

216

1895

31.832

127

110

237

1896

33.633

123

124*

247

-          * dont 6 femmes et 20 enfants de moins de 18 ans

 

En 1880, les travaux sont concentrés au quartier de la Chastagnère sur le faisceau du même nom qui se montre à découvert dans la partie orientale de la concession à proximité de la rivière Ardèche. On pousse aussi activement l’exploration du niveau 110 du puits Chalmeton ; le TB rejoint la descenderie creusée dans la couche du Four et l’aérage est désormais assuré.

 

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