Prades et Nieigles : l'exploitation de 1930 à 1965

 

-          Exploitation 1930-1965

 

Le 3 janvier 1930, l’exploitation est reprise M. Marze sous la Compagnie des mines de Prades. Mais, les travaux seront arrêtés dès le 1er avril 1930 et tout le matériel est vendu.

 

Une nouvelle société, la Société des Mines de Champgontier, puis après dissolution de cette dernière, M. Monteil, reprend l’exploitation des affleurements dans la région du puits Armand, des couches Crouzonne et Glaudette entre les cotes 315 et 345. Avec 7 ouvriers A la cote 331, une descenderie est installée pour un plan incliné pour atteindre la cote 315. Un treuil a essence a été mis en place pour remonter le charbon du plan incliné jusqu’au niveau de la galerie de la Blache cote 331.  Dans les années suivantes, seuls des travaux sur les affleurements ont été entrepris. La couche Crouzonne est exploitée entre 345 et 322 jusqu’à mai 1932. En 1931, les effectifs moyens sont de 11 dont 10 au fond, seuls sont exploités le quartier des Blaches et les affleurements. L’exploitation porte sur les affleurements du quartier du Valadas ; les travaux en couche Crouzonne étant terminés et remblayés avec 10 à 18 ouvriers.

 

Le 31 mars 1936, le principal acheteur, la société des ciments et chaux de Lafarge et du Teil cesse ses approvisionnements. Pour pouvoir vendre ses menus, inutilisables tel quel dans les installations domestiques, l’exploitant installe en 1937 une petite unité d’agglomération de capacité de 3t/h. En 1937, 1.033 tonnes sont extraites avec 26 personnes au 31 décembre 1937. Ce sont à nouveau les affleurements de la couche Crouzonne qui sont exploités, le quartier de Valadas étant abandonné. L’exploitation quoique réduite est bénéficiaire : la compagnie a fait en 1935, 11.757 francs de bénéfices et en 1937, 7.731 francs, mais est déficitaire de 35.373 francs en 1936. La production est essentiellement vendue à l’usine de La Viscose.

 

En 1944 la production a été de 2.420 tonnes avec une moyenne de 35 ouvriers (27 au fond et 5 au jour) dans affleurements de la couche Crouzonne. La mine n’est ni grisouteuse ni poussiéreuse. L’éclairage est assurée par lampes à flamme non protégée. En 1945, M. Monteil a poursuivi l’exploitation de la couche Crouzonne au voisinage des affleurements sur le flanc sud de cette cuvette à l’Ouest. Par un TB à flanc de coteau partant de la cote 308, l’exploitant a recoupé la couche Crouzonne et a tracé aux niveaux 308, 312 un avancement qui a progressé sur une longueur de 340 m. Cet avancement a été arrêté sur un nouvel accident. Jusqu’au milieu 1945, M. Monteil a effectué des dépilages en amont pendage de cette couche sans pousser de travaux préparatoires faute de moyens d’exhaure et de force motrice. En 1946, l’exploitant obtient une subvention de l’Office Professionnel des Houillères de 1,5 millions de francs pour l’électrification et le mécanisation de la mine par l’installation d’un transformateur, de pompes, d’un treuil d’extraction et d’un compresseur ainsi que divers autres aménagements.

 

En 1946, la préparation de l’aval pendage du niveau 309 a été attaquée par le fonçage d’un plan incliné à 18° au rocher qui a recoupé la couche Crouzonne à la cote 297. Deux avancements Est et Ouest ont été sont en cours de traçage. L’exploitation est déficitaire. L’usine d’agglomération a été remise en route en janvier 1946. La production est de 2.180 tonnes avec un effectif moyen de 48 personnes.

 

En 1947, les travaux d’exploitation ont été réduits et limités à la couche Crouzonne dans un petit panneau délimité à la base par le niveau 297, en amont par les anciens dépilages à la cote 312 et, en direction, sur environ 50 m. Le pendage est d’environ 80°. Le niveau de base poussé de part et d’autre du plan s’est heurté à une zone serrée et schistifiée qui n’a pas été traversée. L’exploitation souffre du manque de travaux préparatoires.

 

Au fond, l’exploitant a attaqué des travaux de 1er établissement ayant pour objet de permettre d’une part la préparation de l’exploitation du faisceau du puits Armand (dont la couche Crouzonne fait partie) et d’autre part le reprise de l’exploitation du faisceau du puits Taillade. Au quartier du puits Armand, un plan incliné en TB a été attaqué, il est prévu pour avoir une longueur de 200 m et a été foncé sur 40 m. Au quartier du puits Taillade, un second plan incliné en TB a également été attaqué. Il a été arrêté après un fonçage de 48 m au cours duquel la couche 4 a été recoupée avec une ouverture de 0,90 m d’un charbon de bonne qualité. Ces travaux s’effectuent sans mécanisation avec sortage par treuil à bras. Devant leur coût prohibitif, ces travaux sont arrêtés en septembre 1947.

 

Au jour le programme d’électrification et de mécanisation n’a pas été achevé, le transformateur 80 kVA n’ayant pas encore été livré. Par contre le reste du matériel (moteurs électriques, pompes, compresseur) a été installé. La production de 1947 est de 1.950 tonnes en couche Crouzonne entre 297 et 312.

 

En 1949 la production est de 1.805 tonnes. L’effort a porté presque exclusivement sur la couche Crouzonne près des affleurements par tranches horizontales avec remblais complets. En 1950, la production est de 1.396 tonnes. En 1957 la production est de 2.600 tonnes C’est alors le quartier Armand (mine de Champgontier) qui est en exploitation jusqu’à la fermeture fin 1965.

 

Il y a un atelier d’agglomération (fabrication d’ovoïdes).


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