prades et Niigles : l'exploitation de 1900 à 1929

En 1900 on attaque un avancement au fond de la descenderie Reynard allant à la rencontre du niveau 285 de la descenderie Armand. Des reconnaissances sont effectuées. Le nombre d’ouvriers occupés est alors de 16 dont 13 mineurs et manœuvres, 2 boiseurs et 1 remblayeur pour une extraction de 16 t/jour.

 

Le puits Taillade est abandonné en 1901 pour se concentrer sur les puits Chalmeton et Armand. Le puits Chalmeton est approfondi jusqu’à 400 m.

 

 

 

Extraction ( t)

Agglomérés (t)

 

Extraction ( t)

Agglomérés (t)

1905

29.618

 

1924

21.357

6.711

1911

31.500

 

1925

19.809

5.095

1912

32.100

 

1926

20.352

7.247

1913

32.000

 

1927

20.846

6.960

1914

26.179

 

1928

16.664

5.819

1915

23.162

 

1929

13.667

 

1916

31.000

 

1930

980

 

1917

33.700

 

1931

2.400

 

1918

35.033

 

1932

1.029

 

1919

30.100

 

1933

1.074

 

1920

32.152

8.868

1934

2.470

 

1921

21.100

 

1935

2.559

 

1922

18.500

 

1936

498

 

1923

21.500

7.252

1937

1.033

 

 

En 1915, les mines de Prades emploient 369 salariés dont 209 au fond.

 

En 1927, l’exploitation est concentrée sur deux sièges reliés par un chemin de fer à voie étroite. Le plus important est formé par le puits Chalmeton à La Chastagnière qui exploite le 1er faisceau. Le carreau est doté d’une centrale électrique (qui a permis de supprimer l’ancienne machine à vapeur), A proximité s’ouvre le plan incliné de Maindras. Le second siège est formé par le puits Armand près de Champgontier, à 3 km du puits Chalmeton. Il exploite le 3ème faisceau.

 

Le puits Chalmeton a alors 230 m de profondeur (coté + 280 à cote + 50) ; il est prolongé par une descenderie à 17° d’inclinaison jusqu’à la cote –90. Le puits est armé électriquement. En 1920 on exploitait jusqu’à la cote – 67 et des étages inférieurs étaient en préparation. Au puits Armand les travaux ne dépassent pas 150 m de profondeur. Il faut enfin signaler les travaux des Pins au bord du ruisseau où finit le Decauville, le charbon est extrait par un plan incliné muni d’un treuil ; les produits sont amenés au puits Armand par wagonnets tirés par un âne ou un mulet. Le Decauville est utilisé par une locomotive Deutz à essence.

 

Les travaux sont remblayés ; l’exhaure se fait par pompage.  Il existe au puits Chalmeton un grand lavoir qui tri e 7 catégories différentes :

 

nom

Calibre (mm)

utilisations

chatille

20-80

Fours à chaux

Grosse gaillette

50-80

Chauffage domestique

Petite gaillette

30-50

id

grenette

20-30

chaudières

braisette

10-20

id

Lavé fin

3-10

agglomération

limon

0-3

Chauffage magnaneries

 

 

En 1920, on comptait 250 ouvriers fond et 181 ouvriers jour. En 1927, il n’y avait plus que 140 ouvriers fond et 110 ouvriers au jour (dont 7 à 8 femmes). Les ouvriers sont tous issus de la région et alternent travail à la mine et aux champs. Le travail se fait en deux postes de 8 heures : 6 h – 14 h et 14 h – 22 h.  L’abatage du charbon se fait au premier poste.

 

Devant les difficultés financières, la fermeture est annoncée en septembre1928 et est effective en janvier 1929. Les mineurs sont recasés pour partie aux mines de Bessèges ou dans l’usine de la Viscose  à Vals les Bains.

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