Concession de Montgros

La concession de Montgros voisine de celle de Pigère et Mazel et exploite l’îlot houiller du Mazel. Les premiers concessionnaires avaient percé une galerie de 350 m sans succès et les travaux furent abandonnés jusqu’en 1851 où l’ingénieur Cals effectue au bout de cette galerie une remonte qui a effectivement recoupé les 4 couches.

 

Les premiers travaux (1850-1853) ont porté sur les affleurements de la cuvette Sud du faisceau du Mazel. En 1865 on reprend dans le même quartier une couche de 40 cm et on fonce le puits Calas. Une exploitation reprend de 1876 à 1883, l’exploitation porte sur le faisceau de la Crouzille entre les ravins du Marle et de Doulovy.

 

En 1877, le premier faisceau étant épuisé, on prépare le second un étage situé en dessous du niveau des eaux ; une descenderie d’aérage a été creusée.

 

Le puits des Bartres ou St Maxime est foncé en 1880 dans la vallée du ravin des Bartres, un affluent du Doulovy.

 

 

Tonnage

1879

409

1880

2.907

1883

1.204

 

En 1883, les dépilages au niveau du TB St Joseph sont terminés. Le TB pris à 150 m de profondeur du puits St Maxime a recoupé des filets charbonneux à à 260 m du puits.

 

 

Exploitation de 1895  à 1900

 

Entre 1895 et 1898, l’exploitation ne consista qu’en glanages effectués par quelques ouvriers.

 

La mine de Montgros dont l’exploitation par le puits St Maxime était abandonnée depuis plusieurs années  a été reprise au mois de mai 1895. L’extraction a été affermée par le concessionnaire à deux ouvriers mineurs, Ribot et Dayre, moyennant une redevance de 1,50 f par tonne extraite.

 

Les travaux ont été entrepris au moyen d’une descenderie sur les affleurements des couches de la Crouzille ; on y exploite une couche de 40 à 50 cm . Pour exploiter plus commodément ce qui reste à prendre au dessus de l’ancien TB St Joseph, on a relevé un ancien TB situé à l’ouest à une 20aine de m en contrebas des affleurements  d’une longueur de 60 m. La mine occupe 5 ouvriers.

 

Mais dès le mois de mars 1896 les travaux ont été complètement abandonnés. Les produits extraits étant de qualité très médiocre ne trouvaient plus de placement. A ce moment, Ribot et Dayre reprenaient les travaux du puits Martin au Mazel qui était abandonné depuis de nombreuses années mais ayant trouvé la petite couche du Mazel exploitée à la base de ce puits, ils renoncèrent à cette tentative après avoir installé un treuil à bras à l’orifice du puits.

 

Au mois de juillet 1896, une autre équipe d’ouvriers : Tarterin, Coste, Castanier et Bris, reprirent le travail du puits Martin dont la profondeur est de 48 m. A ce niveau ils ont poussé un TB de 15 m direction N-O qui a recoupé d’abord la petite couche puis la grande couche du Mazel ; l’une et l’autre se trouvaient déjà exploitées. On a poussé dans le stérile en obliquant légèrement à gauche du TB sur 64 m à partir du puits ; on a trouvé un massif de charbon d’une épaisseur de 35  à 45 cm.. La galerie primitive a été élargit pour y établir un roulage. Quatre ouvriers étaient occupés à ce travail, deux à l’intérieur, deux à l’extérieur. Le treuil a bras a été remplacé par un manège à cheval. Mais il semble que ces travaux étaient situés en fait dans la concession de Pigère et Mazel et non dans celle de Montgros.

 

La reprise des travaux du puits Martin est de courte durée, ils sont rapidement abandonnés. Au commencement du mois de janvier 1897, MM. Rieutori ( ?), Latour et Riche  ont repris l’exploitation de la Crouzille, mais au lieu de continuer le dépilage des affleurements entrepris par les prédécesseurs Ribot et Dayre, ils ont attaqué de nouveaux chantiers, l’un au nord des travaux de ces derniers, l’autre dans un ancien TB situé à l’Ouest au mur des couches de la Crouzille et qui avait été fait avant le percement du TB St Joseph. La première attaque a une trentaine de mètres de longueur, la seconde a été prise à un niveau inférieur dans le TB à 32 m de l’entrée sur la gauche, son avancement dans la couche a environ 70 m. La couche exploitée est très irrégulière et affecte une forme en chapelet. Les nouveaux exploitants de Montgros travaillent dans les mêmes conditions que leur prédécesseurs, c’est-à-dire que toutes les fournitures sont à leur charge et ils donnent à M. Brunnet des Vans, avec lequel ils ont traité une redevance de 1,50 franc par tonne de charbon extrait et vendu. Le prix de vente sur le carreau est de 11 francs la tonne.

 

Le 1er août 1916, l’exploitation est reprise par le liquidateur, M. Pellegrin, sur le faisceau de la Crouzille en couches 1, 3 et 4 en amont d’un TB à la cote 254 (galerie St Joseph) ; mais les couches s’avérèrent trop minces et le charbon trop schisteux, si bien que la mine est à nouveau fermée le 1er octobre 1920.

 

Une dernière reprise eut lieu le 9 avril 1923 par la société en liquidation, pour l’exploitation de quelques piliers en affleurement en couches 1, 3 et 4 de la Crouzille entre les cotes 295 et 315 jusqu’au 31 octobre 1928. La production est de 160 tonnes en 1924 et 120 t en 1925, 215 t en 1926 et 157 tonnes en 1927. La mine utilise 3 à 4 ouvriers. Les travaux sont arrêtés définitivement le 31 octobre 1928.

 

De 1916 à 1928, le tonnage extrait a été de 5.600 tonnes seulement de charbon de mauvaise qualité. La reprise par les Houillères du Nord d’Alès est justifiée par le fait qu’elle est propriétaire de la concession voisine de Sallefermouse et l’exploitation de celle-ci pourra s’effectuer depuis celle de Montgros par un TB.

 

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