La concession de Sallefermouse

a)       exploitation avant l’institution des concessions de Sallefermouse et Pigère et Mazel

 

En 1820 dans son rapport au Conseil général des Mines, l’Ingénieur général écrit : « Le nombre des exploitations actuelles est de trois dont le produit, borné par la consommation locale, s’est élevé en 1820 à environ 20.000 quintx mét. vendus au prix moyen de 1 frc chaque. Les travaux occupaient 20 ouvriers. Les usages de cette houille de médiocre qualité sont réduites à ceux qu’en ont les maréchaux, les fileurs de cocons, les fours à chaux et quelques foyers domestiques. Les transports aux lieux de consommation se font à dos de mulets par des sentiers très escarpés. L’exploitation de la Salefermouse [sic] qui fournissait autrefois presque toute la houille du canton, n’en débite plus que de 6 à 7000 quintx mét, celle du Mazel en fournit environ 12.000 ; la 3ème exploitation est insignifiante ».

 

 

b)       exploitation de la concession de Sallefermouse

 

La première exploitation est située dans la vallée de Combelongue où les couches affleurent dans le lit du ruisseau pour s’incliner vers l’Est à 10-12°. Elles ont une direction N-10°-E et sont au nombre de 4 d’environ 1 m de puissance.

 

Les premiers concessionnaires entamèrent sur le versant est une galerie en TB dirigée perpendiculairement en direction des couches. Cette galerie, est-ouest devait traverser la colline sur une longueur de 580 m pour déboucher sur l’autre versant. Elle avait au 24 avril 1844, 409 m de long sans avoir atteint les couches. Le gisement est de plus difficile d’accès. En 1858, la concession est activement exploitée. En 1861, elle n’est plus qu’exploitée par intervalles avec 4 ouvriers pour une production de 412 tonnes. La production restera très faible les années suivantes. La mine de Sallefermouse est fermée en mai 1876 par suite du ralentissement économique (surtout en ce qui concerne la soie) et de la concurrence du bassin du Gard.

 

En 1877, est mise en service une ligne de chemin de fer de 0,80 m d’écartement entre les mines de Sallefermouse et de Montgros, d’une part, à un quai d’embarquement établit au débouché nord du tunnel de Frigolet sur la ligne d’Alès à Livron, d’autre part. Cette ligne de 5 à 6 km comprend deux viaducs.  On poursuit l’exploitation du second faisceau dans la région sud au moyen du TB de la Pause de Lun et d’un tunnel donnant accès au chemin de fer qui vient d’être construit. Dans la région nord du même faisceau, on creuse le TB du Cros-Rieutord qui se reliera aux vieux travaux des affleurements par une descente d’aérage.

 

En 1879-80, les travaux sont concentrés en 3 points : le Cros de Rieutord, La Pause du Lun et la Souterrain. Au Cros de Rieutord, un nouvel étage de 35 m est en préparation, cet étage doit exploiter la couche n°2 qui avait déjà été exploitée par une descenderie partant du niveau supérieur et descendant de 30 m en vertical. L’aménagement de la couche 4 est terminé. A La Pause du Lun, on relève une ancienne galerie en couche 4. Enfin, au Souterrain on a découvert une nouvelle couche de 0,60 m d’épaisseur. Les grands travaux d’aménagement se poursuivent en 1883 ; on a repris l’approfondissement de la descente du Souterrain ; au Cros de Rieutord, le TB inférieur (TB n°4) a rencontré la couche à 273 m de l’orifice. Mais la crise charbonnière contraint au ralentissement des grands travaux d’aménagement prévus. En 1886, on continue l’exploitation du Souterrain et à Combelongue où les travaux ont été mis en communication avec le puits n°3. Dans la région du Cros on poursuit également une galerie en direction de la concession de Pigère et Mazel.

 

Exploitation pendant la période 1886-1900

 

L’exploitation est concentrée sur 3 points : la mine du Souterrain, Combelongue et les Cros.

 

Le Souterrain

 

Le petit bassin du Souterrain est composé des couches 1,2 et 3 d’épaisseur de 1 à 3 m qui se presentent successivement en dressants, plateure et second dressants. En travers le bassin s’étend sur 200 m, dans le sens de la longueur il affecte la forme d’une cuvette dont l’axe  a environ 500 m.  L’extraction se fait par deux endroits : la grande fendue qui a 60 m de profondeur en TB dans le houiller et qui exploite vers le centre et le sud de la cuvette les dressants et les plateures des couches et la descente St Antoine dans la couche n°2 et qui sert à l’exploitation du gîte dans la partie nord de la cuvette.

 

La grande fendue (descenderie) donne accès  jusqu’au niveau (cote) 183 où elle est prolongée par un TB puis par un plan incliné jusqu’à la cote 152 où est exploitée la couche 2 (galerie de fond à la cote 144).

 

Au Souterrain, les 3 couches se replient sur elles-mêmes à hauteur du TB situé au bas de la descenderie. En 1893-94 on installe un treuil à vapeur de 8 cv à la tête d’un plan incliné. Ce treuil permet de pousser le fonçage de la descenderie en vue de l’exploitation de la couche 2 qui est effective en 1894. Le treuil reçoit la vapeur du jour et assure l’extraction et l’épuisement. L’un des câbles est destiné à l’extraction, l’autre est équipé d’une bâche pour l’épuisement de l’eau. Les euls chantiers au charbon sont ceux de cette couche 2. Mais dans son PV de 1893, l’ingénieur des mines se plaint de l’insuffisance des travaux de recherches : « il est regrettable que le Conseil d’administration des mines de Banne recule à ce sujet [travaux de recherches] devant les aléas  qui sont la règle constante dans tout travail de reconnaissance ». L’exploitation du Souterrain occupe alors une vingtaine d’ouvriers au fond pour une extraction journalière de 25 à 30 tonnes.

 

En 1895, un TB est poussé depuis la plateure de la couche 2 vers l’ouest pour recouper la plateure de la couche 3, un autre TB est poussé partant du dressant de la couche 2 pour recouper le dressant de la 3. Si le premier n’a rien donné, le second a bien recoupé la couche après 29 m.

 

En septembre 1898, il y a 7 chantiers en dépilage en plateure au niveau 144 et 2 dans les dressants du même niveau et 4 chantiers en dépilage dans les dressants au niveau 184.

 

A partir de février 1899, il est fait mention de la galerie Cardoro, galerie débouchante qui a été mise en communication avec une remontée venant du niveau 184 de la mine du Souterrain.

 

L’exploitation se fait au Souterrain, comme dans les autres quartiers par petites tailles chassantes branchées sur des traînages en général à mi-pente.

 

La mine est nettement grisouteuse (le grisou a fait son apparition en 1887 en 2ème couche). Le rapport pour l’année 1891 mentionne : « le 17 décembre 1891, le grisou a fait explosion dans la lampe Marsaut à un mètre au dessus de la galerie principale sans la remonte servant de retour d’air. M. Thomas [le contrôleur principal qui effectue la visite] a constaté en ce point l’existence de gaz irrespirables, produisant une douleur aiguë à la tête et une oppression ».  Les rapports de visite mettent régulièrement l’accent sur l’insuffisance de l’aérage de la mine (en particulier le PV du 15 novembre 1893 presque entièrement consacré à ce sujet et à celui du grisou) et préconisent l’installation de ventilateur. Jusqu’ici il n’existait qu’un ventilateur à bras très insuffisant. Dans son PV de 1893, l’Ingénieur des mines qui contrôle la mine précise : « il est fort à craindre que la gaz qui a déjà plusieurs fois arrêté les chantiers de cette mine, ne deviennent un obstacle infranchissable sans moyens d’aérage plus puissants et plus constants lors des travaux de traçage et de dépilage  du fond de bateau de la couche 2 » et il ajoute : « Les améliorations qu’on peut apporter à l’aménagement actuel du courant d’air telles qu’un agrandissement des sections des voies d’entrée et de sortie d’air, l’installation d’un retour d’air spécial pour le dressant de la couche 2 risquent ainsi de ne pas être à même de procurer à l’exploitation une sécurité suffisante. La ventilation naturelle avec son insuffisance à certaines périodes, ses irrégularités, ses renversements, court donc de grande chance de devenir à brève échéance inadmissible ». Un ventilateur Mortier de 1,20 m de diamètre, est installé en 1895. Au cours de sa visite du 8 août 1896 dans les dressants de la couche 2, l’inspecteur  note : « dans les dressants au front de taille de la galerie ainsi que dans la parallèle d’aérage, la lampe Chesneau marquait 2,5 % de grisou. Ordre a été donné devant moi par le maître mineur de cesser l’avancement et d’entreprendre dès que l’atmosphère sera moins chargée, une nouvelle cheminée pour relier l’avancement à la parallèle et amener l’air au front de taille », mais il constate un net progrès dans l’aérage depuis l’installation du ventilateur.

 

Depuis le 13 février 1899, l’aérage de la mine du Souterrain est effectué de la façon suivante : l’air entre par la galerie Cardaro et se dirige jusqu ‘aux niveaux 215 et 203, puis par un petit puits vertical au niveau 202, passe sur les fronts de taille des cheminées au niveau 202, et descend au niveau 184 où il se divise en deux, l’une passe par la ligne d’ennoyage et descend au niveau 144, suit ce niveau jusqu’à la descenderie et monte par cette dernière au niveau 184 pour arriver à la cheminée d’appel du ventilateur. La deuxième partie suit le niveau 184 jusqu’au TB et se rend par ce dernier à la  cheminée d’appel.  Deux portes ont été placées dans le TB  entre le dressant de la couche 2 et la grande fendue de façon à ce que pendant le roulage une de ces portes soit toujours fermée afin de ne pas interrompre la circulation de l’air

 

Au cours de cette visite du 8 août 1896, l’Inspecteur fait deux remarques intéressantes à l’exploitant : « L’examen des chantiers a suscité de ma part deux observations : D’abord les remblais sont loin d’être à jour ; dans certaines tailles, ils sont à plus de 10 m du front d’abatage, il en résulte de grands vides qui peuvent être une cause de danger dans une mine où on trouve autant de grisou. En second lieu le boisage laisse beaucoup à désirer. J’ai vu en particulier dans les parties renflées de la couche 2, le long de la ligne d’ennoyage du pli un chantier de 2 m de hauteur où le soutènement n’était assuré que par des bois de 0,10 m de diamètre beaucoup trop espacés ».

 

En 1887, il y a 11 chantiers en activité au Souterrain contre 5 chantiers et 7 ouvriers l’année précédente. En novembre 1895, la mine du Souterrain occupe 22 ouvriers avec une production journalière de 15 à 20 t. En août 1896 la mine emploie 41 ouvriers avec une production de 37 t/jour.

 

En septembre 1898 on ne travaille que le jour : les ouvriers doivent avoir pris leur lampe au plus tard à 5h30 du matin, heure à laquelle la lampisterie est fermée et doivent être rentrées à 6 h. Les piqueurs sortent vers 3 h1/2 du soir et les autres entre 4 et 5 heures alors que tous les chantiers ont été débarrassés du charbon extrait dans la journée.

 

Le nombre d’ouvriers occupés en février 1899 est (on travaille le jour et la nuit) :

                                                           Jour                  nuit

            Piqueurs et aides                      26                    14

            Boiseurs                                  2                      3

            Rouleurs                                  4                      2

            Divers                                      13                    5

            Total                                        45                    24

La production journalière est de 44,4 tonnes.

 

Le charbon menu vendues dans l’Ardèche et dans les 6 ou 7 départements les plus rapprochés.

 

Le PV du 17 août 1894 mentionne également la visite d’une ancienne galerie ouverte en 1850 en face de la place de Sallefermouse. Cette galerie aboutit au bout de 30 m à d’anciens travaux en couche 3.

 

b) Combelongue

 

A Combelongue, les dépilages s’effectuent en 1887 dans les couches 2, 3 et 4 dans la région du puits 3 (ancien puits avec lequel la communication a été établie).

 

Les travaux de Combelongue occupent en 1887, 16 ouvriers dans 7 chantiers. Le PV de 1893 fait état de deux quartiers à Combelongue Sud et Nord. Dans le quartier Sud, il n’y a plus de chantier en activité et il ne reste presque plus rien à prendre hormis quelques piliers dans les anciens travaux ; les travaux d’exploitation sont concentrés dans la région Nord, les couches 1,2 et 4 y sont pratiquement épuisées et seule la couche 3 contient quelques réserves. Ce quartier occupe 8 ouvriers qui extraient journellement 8 tonnes. Les années suivantes les travaux ont consisté en glanages dans les anciens travaux en particulier dans le stot de protection de l’ancien puits de Combelongue.

 

En 1898,  à Combelongue il y a deux quartiers en activité le quartier Robert et le fendue Ste Barbe. Le TB Robert est l’ancien TB de Combelongue qu’on a relevé dans le but de pénétrer dans les vieux travaux de cette région où l’on espère rencontrer d’importants piliers laissés par les anciens. Ce TB dessert actuellement 3 chantiers en couche 2, 1 en 2bis et 1 en 4.

 

La fendue Ste Barbe a été foncée dans le but d’aller chercher les stocks de charbon qui se trouvent dans la couche 4 et qui ont été laissés par la galerie de la Tause du Lum ( ? ?). Cette fendue avait 127 m de longueur au 1er octobre 1897 a été prolongée pendant qu’on établissait dans la couche des galeries en direction. C’est au fond de cette descenderie dans un montage  qu’à eu lieu la flambée du 26 octobre 1898 qui a brûlé légèrement deux ouvriers. La fendue Ste Barbe dessert 3 niveaux en traçage et deux chantiers en dépilage. Le quartier Combelongue occupe 36 ouvriers dont 24 piqueurs

 

En  février 1900, les travaux sont suspendus à la fendue Ste Barbe. A Combelongue-Vieille, il y a deux chantiers en dépilage dans la couche 4 et deux autres chantiers au travers-bancs Robert.

 

Les effectifs utilisés ont de : Piqueurs 16, boiseur 1, Divers 7 soit un total de 24 hommes.           

 

c) Le Cros

 

Le Cros est le siège de 4 niveaux d’exploitation débouchant à l’est dans la vallée du Merle : Cros 1 ou mine haute (cote 340), 2 (cote 314), 3 (cote 280) et 4 (cote 247 ; 0,70 m en 4 bancs).

 

En 1887, la mine du Cros occupe 12 ouvriers. En novembre 1893, le Cros 1 est considéré comme épuisé, au Cros 2, il existait 3 chantiers en couche 2, au Cros 3 les couches 1 et 2 sont pratiquement épuisées et il y avait un dépilage en couche 3 ; enfin au Cros 4, 1 chantier en couche 2 et 4 en couche 4. L’ingénieur met en garde l’exploitant, la mine présente en effet des traces de grisou et l’aérage est nature : « nous ne saurions trop le dire, l’aérage naturel dans une mine à grisou doit en principe être proscrit. Toute aggravation dans l’état actuel de l’atmosphère des chantiers peut donc nous amener à bref délai à réclamer l’assistance des engins mécaniques et cette aggravation a notamment de grandes chances de se produire le jour prochain où les travaux préparatoires auront à descendre dans l’aval pendage du Cros 4 ». Par ailleurs comme dans la mine du Souterrain, l’ingénieur regrette l’insuffisance des travaux de recherches : « aucune recherche n’a jamais été entreprise pour reconnaître la vraie valeur de cette mine » et il ajoute : « en un mot nous aimerions à voir les concessionnaires de Banne se décider à quelques efforts et quelques sacrifices momentanés pour tenter d’accroître l’intensité de production des mines des Cros et du Souterrain, pour essayer de diminuer par là, la part contributive élevée qu’ont dans le prix de revient les dépenses d’entretien et les frais généraux et par compensations ils pourraient s’outiller de manière convenable et en pleine connaissance de la valeur de leurs gisements ». La mine du cros fonctionne alors à deux postes de 10 hommes assurant une production journalière de 10 tonnes. L’absence d’une installation de lavage gêne considérablement l’utilisation de ce combustible.

 

En septembre 1898, dans la galerie du cros n°4, 3 chantiers ont été ouverts dans les vieux travaux de la couche 1. On relève la galerie du Cros n°3 pour reprendre l’exploitation des couches 1, 2 et 3 et une nouvelle galerie désignée sous le nom de galerie du Cros n°3bis a été ouverte dans les affleurements de la couche 0 ; elle a 18 m de long. Le TB et la galerie en direction Cros n°2 viennent d’être remis en état pour la reprise de l’exploitation. Enfin, dans le Cros n°1 dont l’exploitation a été reprise depuis peu,  il y a  8 chantiers  en dépilage et l’avancement de la galerie principale

 

En 1899, au Cros 4 on a tracé la couche 1 à droite et à gauche du grand dérangement ; il y a 4 chantiers.  Au Cros 2 il y a 1 chantier en couche 1 en plus on relève l’ancienne galerie nord en direction dans la couche 2 pour venir prendre la partie ouest du gîte considéré anciennement comme inexploitable. Au Cros 3  on prend les piliers de l’ancienne galerie en direction de la couche 4 tout en rétablissant la galerie en direction au sud pour aller chercher des piliers dans la couche 4 et essayer de créer une petite exploitation en couche 1 En Cros 1 il y a 3 chantiers de 2 hommes en couche 4. Le Cros emploie environ une trentaine d’hommes et la production 16/j.

 

En février 1900, au Cros n°1 , 3 chantiers sont en traçage dans la couche 0. Au Cros N°2, 6 chantiers en traçage dans les couches 1 et 2, au Cros n°3,  3 chantiers en glanage dans les couches 1 et 2. Au Cros N°3bis, existe un chantier de reconnaissance dans les affleurements, enfin, au Cros n°4, 4 chantiers sont en cours de en dépilage dans les couches 1 et 2. A Combelongue et au Cros le travail n’a lieu que de jour. Le nombre d’ouvriers occupés est de : Piqueurs 38, rouleur 1, Divers  8, soit un total de 47 hommes. Dans les travaux la journée commence à 5 heures 30 du matin et se termine à 5 heures du soir.

 

Un PV du 27 novembre 1895 fait mention de la galerie de la Mine Haute, « une ancienne galerie qu’on relève dans les affleurements du Cros pour exploiter les piliers laissés dans les couches 3 et 4 de ce faisceau ».

 

La concession de Sallefermouse qui avait été abandonnée depuis fin juillet 1924 a été remise en activité le 3 janvier 1927 par la société des houillères du Nord d’Alès.

 

En 1930, la mine occupe 28 ouvriers au fond et 24 au jour et en 1931 elle n’emploie plus que 4 ouvriers..Les travaux sont arrêtés le 1er novembre 1931.

 

Exploitation de 1942 à 1946

 

En juin 1942, la société Houillère du Nord d’Alès confie l’exploitation de cette concession à la société d’Exploitation des Charbonnages de Sallefermouse[1]. La mine est dotée d’une route de déblocage vers la gare de Gagnières, du courant triphasé 15 kV distribué à la mine en 220 V par un transformateur de 100 kVA, le carreau est doté de bureaux, lampisterie, cantine ateliers, forge, un compresseur de 28 cv avec moteur électrique de 45 cv, 2  trémies de chargement en camion et d’un dépôt d’explosifs.

 

En mars 1943 a été attaquée une descenderie ; elle a été arrêtée en janvier 44 à 55 m. A la cote 215 une recoupe a été attaquée pour recouper le dressant de la couche 3. Deux allongements l’un Nord et l’autre sud ont été attaqués dans la trace de cette couche. Les travaux sont très ralentis dès juillet 44 puis par manque de courant, l’exhaure est arrêtée et le descenderie noyée.  Parallèlement à ces travaux l’exploitant poursuit le dépilage du dressant de la couche 3 entre les affleurements et le biveau 232. Un panneau a entièrement été dépilé (3.533 tonnes). La société a poursuivi en 1944 les travaux de premier établissement destinés à entreprendre pour la partie Sud du gisement, l’exploitation des couches 3 et 4 du faisceau du Souterrain.

 

Après quelques dépilages en dressant la mine est noyée dans l’été 44. Le dénoyage est entrepris jusqu’à la cote 184 afin de permettre une reprise des travaux en 1945 en dressant avec une production de l’ordre de 200 t/mois. En 1944 la production a été de 1.717 tonnes

 

La concession comprend en 1945, deux quartiers : Combelongue (ou du Cros) et le quartier du Souterrain. Tout le  quartier de Combelongue est entièrement dépilé.

 

La couche 1 a été entièrement dépilée par les anciens (sauf quelques piliers aux affleurements), la couche 2 a été également exploitée sauf un pilier en aval du 144, la couche 3 en dressant aucun dépilage ancien n’a té réalisé, elle a été travaillé en plateure (une descenderie en TB partant du niveau 152) Une petit exploitation a été réalisée en 1945 entre les cotes 224 et 184 ; les produits étant évacués par la descenderie Evesque. La couche 4 n’a été que reconnue qu’en quelques points.

 

Toutefois, l’exploitant ne semble pas vouloir continuer l’exploitation fin 1945. Il y a à cette époque 45 ouvriers inscrits au fond. En effet, en 1946 la société d’exploitation des Charbonnages de Sallefermouze abandonne l’exploitation qui est reprise provisoirement le 1er mai 1946 par la Direction Régionale des Mines Gard-Hérault puis intégrée dans les Houillères du bassin des Cévennes après la nationalisation. Jusqu’au changement d’exploitant la mine a marché au ralenti l’exploitation souffre de nombreux problème d’exhaure.



[1] Note sur la mine de houille de Sallefernouze (sic) – 20 février 1945

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