Concession de La Voulte : l'exploitation

Le gisement de La Voulte consiste en une couche interstratifiée  dans les marnes oxfordiens très redressées par le soulèvement des micaschistes. Elle présente son maximum de puissance aux affleurements et diminue en profondeur. Elle se subdivise en 3 couches séparées par des lits marneux : le couche du toit dite lithoïde (0,40 à 1 m de puissance), la couche intermédiaire dite oxydée (1,80 à  8 m) et la couche du mur dite oolithique (0,80 à 1,20m) qui se subdivise elle-même en deux. L’épaisseur totale des intervalles est d’environ 20 m.

 

Le gîte  a été reconnu dès la fin du XVIIIème siècle par un savant de Montélimar, Faujas qui fit envoyé au Creusot des échantillons pour analyse en 1790. Une société à capitaux locaux se créé pour la construction de hauts-fourneaux et demandèrent une concession. Mais par suite de l’insuffisance des capitaux ils vendirent leurs droits à Louis Frèrejean en 1808. Une première usine est construite sur la Gière est mise à feu en 1818. Mais dès 1823, une nouvelle usine est construite à mi chemin du débouché même des mines de fer et du Rhône. L’exploitation du gisement de La Voulte ne commence réellement qu’en 1826. Les fonderies de La Voulte sont mises en service en 1828[1].

 

Pour  l’exploitation le gîte a été divisé en 5 étages : les niveaux St Frédéric (près de l’affleurement), du Colombier, de l’Usine, des Troisièmes et le niveau Dumas. Un chemin de fer reliait directement les galeries à l’usine.

 

Production des mines de La Voulte

 

 

Tonnage

Nombre d’ouvriers

 

Tonnage

Nombre d’ouvriers

1858

34.566

 

1882

46.994

 

1859

26.153

 

1883

42.704

 

1860

32.856

 

1885

22.305

 

1861

48.678

 

1886

27.441

 

1862

37.571

 

1887

27.944

 

1863

50.319

 

1888

26.707

 

1864

56.847

 

1889

8.031

 

1865

58.269

 

1890

7.367

 

1874

54.744

210

1891

12.683

 

1875

50.372

195

1892

520

 

1876

53.617

197

 

 

 

1879

30.014

 

 

 

 

1880

50.000

 

 

 

 

 

En 1862, les étages inférieurs sont tenus en réserve, seuls les étages supérieurs sont exploités. Dans cette concession, la mine de Charmée forme un second centre d’exploitation ; cette mine tire à sa fin. On recherche la continuation de la couche Charmée.

 

En 1877 on achève le dépilement de la couche intermédiaire ainsi que celui de la couche supérieure.

 

Un rapport de visite du 21 novembre 1889 cite plus à l’ouest le puits  Boissier qui « servait de passage à des câbles de manœuvre remontant sur le plan incliné Boissier  le minerai des niveaux inférieurs au niveau du Colombier. Depuis on a installé successivement le puits d’aérage, puis on a aménagé le puits Duclos à l’est de la formation pour l’extraction et l’épuisement. Depuis on a remblayé le puits Boissier et l’exploitation avant leur arrêt dépilait les massif de protection et plan du puits Boissier., quelques piliers laissés dans le remblai et surtout les ‘nouvelles couches’ qui sont la fraction de beaucoup la plus importante des 300.000 tonnes de minerai existant dans le gîte de La Voulte ». Les méthodes d’exploitation étaient le rabattage dans les couches peu puissantes, les tranches inclinées dans la couche intermédiaire à Boissier et dans les nouvelles couches.

 

L’activité de la mine est très irrégulière et dépend de celle de l’usine. En 1886 du fait de l’allumage d’un second haut-fourneau, on ne chôme plus qu’un jour par semaine jusqu’en juin puis plus du tout alors qu’en 1885 on avait travaillé que 4 jours par semaine. La production de 1887 est de 27.344 tonnes et celle de 1888 de 18.707 tonnes.

 

En 1888, on considère  que toute la partie du gîte située au dessus du 1er niveau et en dessous du niveau Dumas a été presque totalement prise. Les réserves sont estimées à moins de 10 années d’exploitation.

 

Le niveau de sortie du minerai est le niveau du Colombier. Un puits d’extraction le puits du Clos sert à remonter le minerai des niveaux de l’Usine et Dumas. L’entrée de l’air se fait par le niveau Dumas par le puits d’extraction uniquement (les issues des autres niveaux sont fermées).  La sortie a lieu par un nouveau puits d’aérage élaboré depuis un an. On force l’aérage seulement l’été.

 

La plupart des chantiers sont exploités en tailles chassantes ; la couche intermédiaire divisée en deux tranches est prise en tailles montantes. Les boisages des galeries sont en chêne sont bien entretenus.

 

Le nombre d’ouvriers en juin1888 était de 101 auxquels il faut ajouter un maître mineur et deux maîtres m

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