Concession de Chassezac : l'exploitation

Le gisement est constitué par de nombreux filons de direction SE-NO et NNE-SSO de quelques centimètres à 2 m, à gangue quartzeuse avec minéralisation de galène, pyrite de fer et parfois de la blende. Les principaux filons sont deux de la Rouvière, les Issards (dans le Gard), Le Vert, Thines.

 

Sur la concession Thines il n’y eu pas de réels travaux d’exploitation avant 1887. Seuls des galeries et quelques petits puits de recherches avaient été entrepris en différents points de la concession.

 

Le filon de la Rouvière minéralisé principalement en galène et en blende et dirigé vers le nord est, présente un inclinaison de 80° vers l’ouest. Ce filon a été exploré principalement au quartier dit de la Rouvière à flanc de coteau sur la rive gauche par une douzaine de galeries étagées sur une hauteur verticale de 300 m. Les galeries les plus longues ont atteint 350 à 400 m. La minéralisation diminue en profondeur. Sur la rive droite du Chassezac, deux galeries en direction ont été creusées dans le même filon a 20 m de distance verticale l’une de l’autre.

 

En 1888, la compagnie des mines de Génolhac effectue d’importants travaux sur les gîtes du Mas de l’Air et de La Rouvière. Les travaux à ce dernier sont cependant suspendus à l’achèvement de la route de Villefort et à la construction d’un atelier mécanique des minerais sur la rive gauche du Chassezac au voisinage de la mine. Cette laverie moderne qui paraît aux dires de l’ingénieur des mines, disproportionnée par rapport aux travaux effectués, sera achevée en 1889. La production de minerai marchand en 1890 a été de 1.190 tonnes y compris le minerai de scheidage. La teneur est de 55 % de plomb avec 850 grammes d’argent à la tonne. Le minerai est vendu à la Blichütten Verwaltung de Call (Prusse Rhénane). Le minerai est chargé en gare de Villefort. En 1890 le personnel utilisé est de 120 ouvriers environ dans les deux centres d’exploitation de la Rouvière et de Malons et de 60 ouvriers (dont 10 femmes) à la laverie. A Malons un puits de 24 m a été foncé près du quartier de  Mas de l’Air suivi d’une galerie en direction a recoupé des filons de plomb argentifère. A La Rouvière l’exploitation sa fait à partir d’une galerie.

 

Pour le gîte du Mas de l’Air, la reprise des travaux est subordonnée à l’achèvement de l’atelier de lavage également en construction près de Villefort. En 1891 les travaux sont suspendus suite à la liquidation de la société.

 

Les travaux reprennent au Mas de l’Air en juin 1900 jusqu’à fin décembre 1908 sur la commune de Malons et sur la commune de Ste Marguerite par la société du même nom. Les travaux ont repris sur le filon de la Rouvière par le TB Bernard qui s’ouvre dans le ravin à la rencontre du filon et 3 galeries et deux galeries au dessus de la toute de Villefort aux Vans. Une laverie est mise en service à la Rouvière en 1902 ; elle fournit 4 tonnes de minerai marchand par jour et est reliée par un câble au quartier du Mas de l’Air . Au quartier du mas de l’Air  on a exploré un banc minéralisé sur 18 à 20 m. Les effectifs utilisés fin 1902 sont de 195 ouvriers dont 110 au fond. Les travaux sont abandonnés en 1909.

La compagnie des mines des Malons entreprend en juillet 1928 l’exploration du filon des Issarts (ou Issards) situé sur la rive droite du Chassezac dans 6 galeries étagées entre les cotes 278 et 407 d’une longueur totale de 241 m creusées en direction dans le filon plus ou moins minéralisé en galène et blende. Au quartier des Issards, on reprend l’ancienne galerie nord-sud n°2 située à 68 m au dessus de Chassezac pour explorer un filon de galène de 0,30 m d’épaisseur ; ce filon a été exploré en surface aux cotes 87, 111 et 168 au dessus de Chassezac. Dans le vallon d’Elze on a cherché en surface le filon des Issards et des croiseurs. Enfin, au quartier du Mas de l’Air on a approfondi d’une longueur totale de 390 m les galeries creusées à flanc de coteau dans les grès triasiques minéralisés.  Ces travaux ont produit 1.095 tonnes de minerai à 8-10% de Zn et 6-12% de Pb. Ces travaux ont occupé en décembre 1928 20 ouvriers dont 10 au fond.

 

 A l’extérieur au quartier des Issarts on a installé sur la rive droite une ligne électrique HT, un poste de transformation, un petit atelier de réparation et d’entretien, une salle de compresseurs avec 2 groupes de moto-compresseurs rotatifs « Planche » de 35 et 55 cv servant à l’alimentation des marteaux perforateurs et de 2 super marteaux type Ingersoll rand. Toutefois, suite à la baisse des cours les travaux sont suspendus le 1er mars 1931.

 

En 1946, l’ancienne galerie de Chassezac tracée dans le filon de la Rouvière a été remise en état sur 180 m de long ; la société des mines de La Plagne effectue des travaux dans le filon de Rouvière jusqu’en juin 1949.

 

Travaux de Ste Marguerite-Lafigère

 

PV du 22 mai 1900 signale seulement : « le puits de la Forge, en fonçage, a une recette mal établie. (…) les travaux occupent actuellement 72 ouvriers ».

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