Concession de Chassezac : l'historique

concession de CHASSEZAC

(concessions de Thines, les Malons et ste Marguerite-Lafigère)

Historique

La concession de plomb, argent, cuivre et zinc de Chassezac[1] a été créée par décret du 23 février 1887 sur 7.750 ha au profit de la compagnie des mines de Génolhac par fusion des anciennes concessions de Thines (Ardèche) et des Malons (Gard) et englobant une zone qui n’avait pas été encore concédée dite « concession de Sainte Marguerite-Lafigère».

 La concession de Thines avait été instituée sur 5.446 ha par décret du 18 octobre 1874 au profit de MM. François Roussel et Emile Rédarès. Elle est acquise par la compagnie des mines de Génolhac par acte notarié du 1er février 1885.

La concession des Malons a eté instituée par décret du 2 juillet 1872 ; elle est située dans le département du Gard

 En 1893 la compagnie des mines de Génolhac, devenue société des mines de Génolhac et de Chassezac, est mise en liquidation et l’exploitation est reprise par la société de Ste Marguerite. La concession est vendue en 1895 sur adjudication à M. Lacroix. en 1899 elle devient la propriété de la société des mines de Ste Marguerite et Combières qui est dissoute et mise en liquidation en 1906. Elle est vendue en 1907 à la société minières et métallurgique des Cévennes qui l’exploita jusqu’à fin 1908.

 La société minière et métallurgique des Cévennes est une société anonyme fondée le 8 janvier 1895 ; à l’origine son capital est de 600.000 francs en 1.200 actions de 500 francs ; il est porté successivement à 1.000.000 de francs en 1896 puis à 1.500.000 francs par création de 5.000 actions nouvelles de 100 francs puis à 2.500.000 de francs en 1907 en 25.000 actions de 100 francs ; de plus, la société a émis en 1899, 5.000 obligations de 500 francs. Outre Chassezac, elle deviendra également propriétaire des concessions de Chaliac, de Génolhac et d’Allenc (réunis par décret du 15 octobre 1908). En 1919, la société est présidée par M. de Créqui-Monfort de Courtivron et les administrateurs sont : MM. J. Bernard, E. Demenge, F. Lebreton, M. Paisant et F. Urruty.

 Données financière Sté Minière et Métallurgique des Cévennes :

 

 

Résultats d’exploitation

Résultats nets

Amortissements

réserves

dividendes

1909

156.000

40.000

2.000

-

1910

90.000

20.000

1.000

-

1911

20.180

-66.000

29.400

-

1912

372.000

7.300

312.000

-

1913

125.700

73.500

36.000

-

1914

45.094

-250.750

18.548

-

1915

45.090

12.127

29.594

-

  

La société est ensuite mise en liquidation en 1919 et la concession est vendue pour le prix de 3.000 francs le 30 mars 1925 à M. Gaillard qui crée la compagnie des mines des Malons à qui il fait apport de la concession (mutation autorisée par décret du 4 juillet 1929). En fait le long délai entre l’acquisition et l’autorisation est dû a une histoire étrange : en effet, M. Gaillard n’avait acquis en 1925 que l’ancienne concession des Malons (Gard) qui théoriquement n’existait plus depuis 1887 ! Il dut racheter par acte du 22 novembre 1928 les deux autres ex-concessions à la société Métallurgique et Minière des Cévennes pour le prix de 2.000 francs.

 Le capital de la société des mines des Malons, créée en 1928, est de 2 millions de francs. La direction technique des travaux est assurée par M. Raphanaud, ancien directeur des mines de Charrier.

 Après déchéance de cette société, elle est mutée, suite à une adjudication à Peňarroya par décret du 27 février 1946, puis à sa filiale, la Société des mines de La Plagne le 2 mars 1951, puis après absorption de celle-ci, à nouveau à Peňarroya le 29 mai 1961.



[1] Ardèche et Gard

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