Concession de Mayres : l'historique

Cette concession de plomb argentifère a été octroyée sur 3.030 ha par décret du 21 juillet 1891 au profit de MM. Couriot, Ganne et Maes.

 

En fait, le gisement était connu depuis longtemps ; le 2 janvier 1808  une demande en concession était déposée par MM. Delaroque, Bernardy et Deschanalère. Elle n’alla plus loin que le stade de la campagne d’affiche. Le 16 avril 1829, M. Peyre déposa à son tour une demande en concession qui n’aboutit pas non plus. En janvier 1839, une troisième demande était déposée par M. Boudon. Elle portait essentiellement sur le filon des Pergères. Cette demande se heurta par le dépôt le 25 janvier d’une opposition émanant de MM. Peyre et Lemaire. Mais le service des mines jugea le 28 juin 1849 (9 ans après !) les travaux de recherche insuffisants pour pouvoir attribuer une concession ; décision confirmée le 13 février 1852. M Peyre déposa une nouvelle demande en concession le 1er novembre 1853 ; elle fut rejetée le 10 juin 1863 ainsi qu’une autre demande émanant de M. Vital qui avait été déposée en janvier 1859. On voit que l’instruction des dossiers était particulièrement long à cette époque. C’est également l’insuffisance des travaux de recherche qui a motivé ces refus de l’administration.

 

Le 13 novembre 1920, elle est mutée aux seuls Charles Couriot et Georges Maes et réduite à 1.018 ha. Elle est amodiée par décret du 18 avril 1931 à la société “Les Métalliques Françaises” (METALFRA). Mais cette société essentiellement spéculative fait faillite dès 1935. Les héritiers Couriot et Maes créent en 1949 la société de Recherches et d’exploitation pour les mines de Mayres dans le but d’amodier la concession, amodiation qui sera refusée. La concession est annulée par arrêté du 4 janvier 2000.

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