pyrites

MINES DE PYRITES

 

Concession de Charmes et Soyons

 

Historique

 La concession de pyrites de fer de Charmes et Soyons a été accordée sur 345 ha (ou 950 ha) par décret du 28 avril 1855 au profit de MM. Bernard et Joseph Magnan, fabricants de produits chimiques à Marseille. La concession a été amodiée de 1863 à 1886 à la compagnie des Produits Chimiques d’Alais et de Camargue (ancêtre de Pechiney). Les héritiers Magnan vont céder leurs droits à MM. Jean et Paul Testard par acte du 11 juillet 1905 dont les héritiers à leur tour vont céder la concession aux frères. Jean et Marius Plantin, industriels à Courthézon (Vaucluse)[1] , par acte du 30 octobre 1911.  Cette mutation est autorisée par décret 18 novembre 1919. 

 Elle est amodiée d’abord le 24 juin 1917 pour 6 ans à Henri Plantin (fils de Jean) puis celui-ci s’étant désisté avant l’autorisation ministérielle, l’amodiation est reprise en 1921 par la société des mines et produits chimiques ; l’amodiation est autorisée par décret du 9 mars 1922. Le bail de la S.M.P.C. qui porte sur 20 ans est de 10.000 francs par an pendant les 2 premières années et 25.000 francs pendant les 18 ans suivants. Les héritiers Plantin en obtiennent la renonciation de la concession par arrêté du 8 janvier 1991.

 Exploitation

 Situé sur la rive droite du Rhône à 1,5km au nord du village du même nom près de la RN 86, le gisement a été reconnu sur 270 mètres en direction et 160 m en suivant la pente. La puissance varie de 1 à 2 mètres.

 En 1862 l’ingénieur des mines l’indique comme étant abandonnée depuis plusieurs années. La concession a été exploitée de 1863 à 1886 par la compagnie des Produits Chimiques d’Alais et de la Camargue. La production a été d’environ 6.000 tonnes de pyrites par an.

 L’exploitation a surtout porté sur les régions Nord et du Centre de la concession. L’exploitation comprenait essentiellement 3 centres constitués chacun par une galerie de niveau poussée de l’est vers l’ouest. Ces galeries sont du nord au sud Le Port, Le Cros de Marlan et La Maladière. L’extraction était en moyenne de 7 à 8.000 tonnes de minerai brut. En 1876, l’ancienne mine du Port s’épuise, les travaux se reportent sur la galerie du Cros de Marlan et on poursuit au sud du Cros de Marlan le creusement de la galerie de la Maladière.

 

 

Tonnage

Effectifs

1873

11.460

 

1874

9.774

53

1875

11.219

72

1876

10.211

 

1878

10.793

 

1879

9.652

 

1880

8.198

 

1882

8.597

 

1883

8.973

 

1885

6.918

 

1886

2.050

 

 

En 1877, l’exploitation est intense avec une production de 55 tonnes par jour. La couche principale est presque entièrement dépilée dans la zone nord, dans la région sud, une descenderie donne accès à d’importants chantiers.

 

En 1880, l’exploitation est concentrée le long de la descenderie qui joint la galerie diu Cros de Merlan à celle de la Maladière, d’une part, de l’autre vers les extrémités occidentales des travaux du Cros et du Port.

 En 1884 les avancements ouest des galeries du Port et du Cros de Marlan pénètrent dans une zone d’amincissement et les travaux sont arrêtés. Dans la partie sud (galerie de la Maladière), l’exploitation n’a jamais été très importante. Elle a été arrêtée en 1886 par suite de l’appauvrissement du gisement.

 L’exploitation a repris entre 1918 et 1922 et enfin de 1942 à 1948. Environ 157 000 tonnes de pyrites ont été extraites.

 

 En 1916 , MM. Plantin déblaient la galerie de la Maladière, la moins exploitée jusqu’ici, sur 135 m et dégage une couche de 0,80 m qui est tracée. Une seconde couche est mise en évidence au fond de la galerie. La tonnage extrait en 1916 est de 300 tonnes de minerai à 45 % de soufre et 0,3 à 3 % d’arsenic. Une voie ferrée de 110 m puis un plan incliné reliaient le débouché de la galerie à la route nationale. 

 Pendant la seconde Guerre Mondiale, la réouverture de la mine est envisagée. Les Ets Plantin obtiendront ainsi des subventions le 30  juillet 1943 (1.650.000 francs) puis en juin 1947 (1.720.000 francs) pour la remise en état des installations et le désembourbage des galeries.

 La production 1944 est de 306 tonnes. La production en 1946 est de 630 tonnes à 35 % de soufre et 33 % de fer. La production est entièrement utilisée par l’exploitant pour ses fabrications. En 1946 des travaux de reconnaissance ont été poussés dans les quartiers du Port,  Champ Furel et ¨Puits Caria. Les travaux sont cependant arrêtés en mars 1948.

 

Concession de Flaviac

 

Cette concession de fer sulfuré de 427 ha[2] a été attribuée par ordonnance royale du 29 août 1837 en faveur de MM. Durand et Mouline aîné. Ayant fait retour à l’Etat après la mise en déchéance des concessionnaires par arrêté du 19 décembre 1894, elle est annulée le 24 mars 1939.

 Elle est exploitée pour la fabrication de couperose (sulfate de fer) par plusieurs galeries et à ciel ouvert. En 1862 elle était signalée comme étant abandonnée depuis plusieurs années. Le minerai est très pauvre et friable.



[1]  En 1997, fabricants et distributeur de produits fertilisants pour les maraîchers

[2] la concession de Flaviac recouvre en partie la concession de Chaliac

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